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Michel Guino

Date of death: Thursday, 5 September 2013

Number of Readers: 209

Known asMichel Guino

SpecialtySculpteur français

Date of birth28 September 1926

Date of death 5 September 2013

Michel Guino, né à Paris le 28 septembre 1926 et mort à Lancieux le 5 septembre 2013, est un sculpteur français.
C’est dans l’atelier de son père (le sculpteur d'origine catalane Richard Guino) qu’il entre en contact avec le monde de l’art et des formes. Après avoir fréquenté l’Académie de la Grande Chaumière, il entre en 1944 à l’École des beaux-arts de Paris où il rencontre César, Albert Féraud et Philippe Hiquily, alors comme lui dans l’atelier de Marcel Gimond. En 1946, Michel Guino se replie avec quelques artistes dans un village du Vaucluse. Là, à défaut de marbre ou de bronze trop cher pour sa carrière débutante, Guino travaille surtout la pierre qu’il trouve en abondance, et le plâtre, peu onéreux. Mû par le même souci d’économie, il commence à s’interroger sur les matériaux de récupération.
En 1951, prenant son premier atelier, il aborde la sculpture du métal et s’écarte petit à petit de la figuration. La découverte de Julio González – encore l’influence catalane ! – l’éclaire et le stimule. Les premières sculptures voient le jour : cuivre, plomb martelé, fer et plus tard acier inoxydable. « Le métal », écrira Guino, « nous permet un nouvel espace, une conception plus cosmique de la forme et de la lumière, qui reste la véritable matière à manier ».
« Attiré par l’ouverture de la forme et les jeux de transparence suscités par l’introduction de la lumière et de l’espace dans l’œuvre, il crée d’abord des personnages allusifs, en cuivre ou en plomb martelé » (La Sculpture Moderne en France depuis 1950 » Éditions ARTED, 1982). « Largement figuratives à l’origine, les œuvres sont très vite allégées, épurées, éthérées, tout en restant longtemps marquées par d’évidentes références à la morphologie humaine » (Jean-Luc Epivent, Profil, sept-oct 1978). Puis l’artiste laisse plus nettement percer son goût pour les formes héritées de l’usine, alliance de rigueur et de vigueur. Il a en particulier été l’un des premiers à utiliser des hélices et des ailettes de réacteurs d’où il fait jaillir, par une habile transmutation, la fraîcheur des pétales. Il introduit également pièces et blocs de moteurs.
Quand il ne recourt pas aux éléments mécaniques, il reprend leurs formes en fer et en acier inoxydable, qu’il découpe aux cisailles et martèle avant de souder les plaques irrégulières et incurvées dans des architectures aériennes. À « L’hommage à Vasco de Gama » (cuivre, 1962) répond quarante ans plus tard « Pétales de l’espace » (ailettes, 2004). « Chez Guino, le jeu et le hasard sont soumis à sa connaissance intuitive du matériau dompté par un métier infaillible » (Lydia Harambourg, Gazette de l’hôtel Drouot, novembre 2004).
Grâce aux encouragements d’un ami de Casablanca, l’artiste va aussi s’interroger sur les nécessaires rapports à instaurer entre architecture et sculpture. « J’ai toujours eu envie de placer une sculpture dans un ensemble moderne » dira Guino, « non pas comme simple objet d’ameublement mais comme signe chargé près de l’homme ». En témoignent de nombreuses œuvres monumentales.
Guino n’est pas l’homme d’un procédé, d’une routine. Ainsi, après avoir largement arpenté les champs de l’abstraction, l’artiste s’est-il de nouveau rapproché de la figuration : Il crée des robots semblant prêts à se mettre en marche (« L’Homme qui marche », bronze, 1975), accumule des fragments de moulages antiques réorganisés (« Morceaux choisis », plâtre, 1973-74), invente des sculptures jeux, des sculptures jouets, ou s’intéresse aux automates électriques. Il crée ainsi, selon les mots de la critique d’art Lydia Harambourg, un univers baroque et futuriste.
En empruntant des éléments, qu’il réorganise à sa façon, à la science et à la technique et, plus récemment, à l’univers électronique par lequel il se sent très sollicité, il essaye, dépassant aussi certaines barrières techniques, « de créer des possibles insoupçonnés souvent emprunts d’inquiétude ». D’ailleurs, pour Michel Guino, graveur, dessinateur, créateur aux talents multiples, la sculpture, dont il ne s’est jamais détaché, représente « l’art le plus inquiet ».


Source: Wikipedia.org

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